NewsLetter L'Actualité du Recrutement Bancaire
Décembre 2011

Différentes formations mènent aux métiers de la banque, Denis Mathieu, directeur général des IFC présente les cursus proposés dans les 8 centres IFC en France.


« Les connaissances techniques ne sont plus une condition suffisante pour intégrer le secteur bancaire »

Situés dans le sud-est de la France, les 8 centres IFC proposent différentes formations menant aux métiers de la banque. Denis Mathieu, directeur général des IFC, nous éclaire sur ces différents parcours.

Au sein des IFC, quels cursus permettent d’intégrer le secteur bancaire ?


Nous proposons d’un côté la formation BTS Banque, avec un contenu orienté « technique et administratif », et de l’autre les cursus BTS MUC (Management des Unités Commerciales) et BTS NRC (Négociation et Relation Client), à dominante commerciale.

Aujourd’hui, les connaissances techniques dispensées dans le BTS Banque ne sont plus une condition suffisante pour intégrer le secteur bancaire, il faut aussi de bonnes qualités commerciales. Pour cette raison, je conseille souvent aux étudiants d’opter pour une formation BTS MUC ou NRC afin de développer leur sens commercial.

Ces deux BTS ont aussi l’avantage d’être plus généralistes que le BTS Banque, ce qui permet de multiplier les débouchés. Dans un contexte où il est difficile de savoir comment se portera le marché bancaire dans trois ans, je préconise ces cursus généralistes, car plus on se spécialise dans sa formation, plus on court le risque de se fermer des portes.


Ces parcours existent en formation initiale et en alternance : quelle est selon vous la meilleure formule ?


Au sein des IFC, nous conseillons toujours l’alternance. Avec cette formule, l’étudiant acquiert de bonnes compétences techniques avec les cours théoriques tout en intégrant l’entreprise en douceur. Le fait d’être sur le terrain lui permet de comprendre plus facilement le fonctionnement d’une banque et de concrétiser ce qu’il apprend en cours. En outre, au moment de chercher un emploi, l’étudiant en alternance sera toujours favorisé par son expérience.

Mais cette formule exige aussi plus de maturité et d’autonomie. Dans une même semaine, il faut faire cohabiter les études avec les obligations professionnelles de rentabilité et de rendement, ce qui demande beaucoup de rigueur. Les étudiants qui ont besoin d’un cadre structurant et rassurant pour évoluer seront certainement plus à l’aise au sein d’une formation initiale.


Comment sélectionnez-vous les étudiants pour ces formations ?


En deux étapes. Dans un premier temps, nous observons les résultats sur le dossier scolaire. Ensuite, les candidats retenus sont convoqués individuellement en entretien pour évaluer leur motivation.


Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui souhaitent travailler dans la banque ?


Ils doivent se méfier des idées reçues. Il ne faut surtout pas s’imaginer que les métiers de la banque sont des métiers tranquilles, où l’on passe son temps enfermé dans un bureau. Cette image est fausse. Le banquier est au contact rapproché avec le client. D’autant plus qu’aujourd’hui, les établissements ne se contentent plus de proposer des produits bancaires : ils vendent aussi des assurances, des forfaits mobiles, … On est bien loin de l’image du banquier traditionnel !


Propos recueillis par Frédéric Guitton