« Les recruteurs sont assez compréhensifs », Virginie Gestin
Actuellement en recherche d’emploi, Virginie Gestin espère décrocher un poste de chargée de clientèle particulière qui pourrait lui servir de tremplin pour atteindre le métier de ses rêves : gestionnaire de patrimoine.
Quel type de cursus avez-vous suivi ?
Après une licence en administration économique et sociale, je suis entrée en Master 1 avec une spécialité en ingénierie financière. Ma deuxième année de Master ne s’est pas très bien passée, car j’avais choisi une formation en alternance et mon maître de stage ne s’est pas occupé de moi, j’ai eu la sensation d’être mise au placard, je n’ai donc pas pu valider mon bac +5.
Le fait de ne pas avoir décroché votre Master 2 vous handicape-t-il dans vos recherches ?
Pas vraiment, car je suis honnête sur ce point dès le départ, et les recruteurs sont assez compréhensifs : ils savent très bien qu’il y a des maîtres de stage avec lesquels cela se passe à merveille et d’autres qui ne s’occupent pas du tout de leurs stagiaires. Par ailleurs, mon cursus a été sans faute jusque là.
Comment envisagez-vous votre carrière ?
J’aimerais commencer en tant que chargée de clientèle particulière, car c’est une bonne expérience qui permet de se rôder aux techniques de la vente et aux produits bancaires. Vouloir décrocher dès le départ un poste de gestionnaire de patrimoine serait à mon avis une erreur : ce n’est pas un métier pour un junior. D’ailleurs, les quelques retours que j’ai eus depuis que j’ai commencé mes recherches d’emploi ont confirmé ce point : les recruteurs apprécient le fait que j’ai conscience de devoir passer quelques années à un poste inférieur avant de monter en grade. Ensuite, je voudrais acquérir de l’expérience en gestion de patrimoine en France, puis partir à l’étranger.
Propos recueillis par Séverine Dégallaix